Le petit Léonardo di Ser Piero da Vinci naît à Vinci ( d'où le " de Vinci " voyez vous) charmant petit village vallonné de Toscane en 1452.

(Et non, il s'agit pas ce jeune acteur au visage juvénile révélé par la série "Quoi de neuf Docteur" qui eut son heure de gloire et de triomphe absolu en allant pêcher un gros glaçon pour mettre dans son verre de soda mais du gars qui inventa, sur le papier du moins, la bicyclette, le char de combat, l'hélicoptère et peint cette fameuse dame au sourire mystérieux qu'on nomme La Joconde).

Le papa de Léonardo, nommé Ser Piero, est notaire, donc d'une famille respectable, avec ce qu'on appelle du bien. Mais c'est un canaillou ! Il s'éprend d'une jeune paysanne prénommée Caterina et ils batifolent tant et si bien que bientôt naît notre Léonardo. (Hannn incroyable ! L'un des plus grands génies que cette terre ait porté était un enfant illégitime ! Ben oué.)

Par la suite, Ser Piero rentre dans le rang et épouse une femme de sa condition. Au départ le bébé reste avec sa mère puis comme les enfants sont merveilleux et tout ça, le petit garçon est élevé dans la famille de son père et ça ne fait pas plus d'histoire que ça (c'est là que vous comprenez que l'enfance de Léonardo n'aura rien à voir avec un épisode de Dallas. On dit que l'épouse légitime de Ser Piero n'ayant pu lui donner d'enfant, ce fut plus facile pour Léonardo d'être accepté même s'il ne fut jamais légitimé)

Dans ces premières années, l'enfant reçoit une éducation des plus sommaires, profitant davantage de la vie champêtre et des beautés de la nature que de l'air vicié d'une salle de classe. En gros, avant ses 5 ans, pour Léonardo c'est la vie à la Tom Sawyer, il caracole dans les prairies, se couche dans le foin avec le soleil pour témoin, parle aux arbres et va à la pêche dans les ruisseaux.

Et puis patatras, la famille part s'installer à Florence et là il est temps pour Léonardo d'apprendre des trucs sérieux. Il est gaucher mais sait aussi parfaitement se servir de sa main droite. Il s'amuse à écrire de droite à gauche et il faut se servir d'un miroir pour pouvoir le lire (ha ha quel déconneur ce Léo!). Il se révèle donc plutôt doué, particulièrement pour le dessin et le calcul aussi entre-t-il comme apprenti dans l'atelier du maître Andrea Verrocchio, peintre, sculpteur et orfèvre, où se trouvent déjà quelques élèves pas trop mauvais comme un certain Sandro Boticelli et un autre certain Domenico Ghirlandaio.

Au départ Léonardo apprend le B.A.Ba des arts plastiques et se voit confier les tâches ingrates incombant à tout nouveau stagiaire fraîchement débarqué. Mais comme il n'a pas encore inventé la photocopieuse, le fax et la cafetière électrique, il se charge de broyer les couleurs, nettoyer les pinceaux et ranger l'atelier, ce qui revient au même paske c'est quand même des trucs assez chiants à faire.

Et là on ne peut s'empêcher de penser " quel gâchis, quel temps perdu ! ". Et on a raison. Sauf que Léonardo en profite quand même pour apprendre des trucs en observant les autres travailler.

Au bout d'un an, le maître lui confie l'exécution du visage d'un ange sur Le baptême du Christ, une œuvre à l'huile. Et c'est une totale réussite. A partir de là, il ne cesse de travailler.

Agé de vingt ans, Léonardo entre à la guilde des peintres de Saint Luc, une confrérie assez réputée. Tout en poursuivant sa formation chez Verrocchio il fréquente également l'atelier d'Ucello, passionné comme lui par la géométrie et la perspective, et là on peut supposer que ça devait causer point de fuite et perpendiculaires jusqu'au bout de la nuit.

C'est une période d'apprentissage intense pour De Vinci qui lit énormément et mémorise une foultitude d'informations dans de nombreux domaines à la fois littéraire, scientifique, artistique et technologique.

C'est à peu près à cette époque que survient un événement pas trop marrant pour Léonardo. Une lettre anonyme révèle qu'il aurait eu une relation homosexuelle avec un jeune homme de 17 ans. (Hou la la !) Et là, c'est le drame ! C'est que à cette époque, ça rigole pas trop sur ce sujet, et notre génie se retrouve convoqué devant les juges. Heureusement pour lui, il est innocenté et peut reprendre ses activités.

Nous arrivons en 1482, Léonardo a 30 ans, il part pour Milan et envoie au prince Ludovico Sforza, dit " le More " une lettre de motivation sacrément gonflée où il expose clairement et précisément tous ces incroyables talents. Et ça marche ! Ludo l'embauche comme peintre, sculpteur (il sera entre autre chargé de la réalisation d'une statue équestre monumentale représentant le père du More) mais aussi comme organisateur de bals masqués (ho hé ho hé) et de tournois. Léonard met son génie en action pour inventer toutes sortes de machineries automatiques avec roues et poulies et autres bidules machins avec système hydraulique, devenant ainsi également ingénieur et architecte urbaniste. On comprend que l'ambitieux Sforza se félicitera de l'avoir à son service et De Vinci y restera jusqu'à la chute du prince.

Par la suite, Léonardo va se promener dans plusieurs villes d'Italie au gré des protecteurs et des commandes avant d'être appelé par François 1er en France où il finira sa vie au château du Clos Lucé près d'Amboise (mais là on dépasse largement le cadre de la jeunesse de notre héros).