Un blog avec des mots qui ont du sens, mais pas systématiquement et des images mais pas tout le temps.

vendredi 21 janvier

Faire des pieds et des mains

A la lecture de ça, il m'a semblé utile de faire ça :

Et voilà.

Posté par Heidi à 22:46 - L'enfance de l'art - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 20 octobre

Léonardo

Le petit Léonardo di Ser Piero da Vinci naît à Vinci ( d'où le " de Vinci " voyez vous) charmant petit village vallonné de Toscane en 1452.

(Et non, il s'agit pas ce jeune acteur au visage juvénile révélé par la série "Quoi de neuf Docteur" qui eut son heure de gloire et de triomphe absolu en allant pêcher un gros glaçon pour mettre dans son verre de soda mais du gars qui inventa, sur le papier du moins, la bicyclette, le char de combat, l'hélicoptère et peint cette fameuse dame au sourire mystérieux qu'on nomme La Joconde).

Le papa de Léonardo, nommé Ser Piero, est notaire, donc d'une famille respectable, avec ce qu'on appelle du bien. Mais c'est un canaillou ! Il s'éprend d'une jeune paysanne prénommée Caterina et ils batifolent tant et si bien que bientôt naît notre Léonardo. (Hannn incroyable ! L'un des plus grands génies que cette terre ait porté était un enfant illégitime ! Ben oué.)

Par la suite, Ser Piero rentre dans le rang et épouse une femme de sa condition. Au départ le bébé reste avec sa mère puis comme les enfants sont merveilleux et tout ça, le petit garçon est élevé dans la famille de son père et ça ne fait pas plus d'histoire que ça (c'est là que vous comprenez que l'enfance de Léonardo n'aura rien à voir avec un épisode de Dallas. On dit que l'épouse légitime de Ser Piero n'ayant pu lui donner d'enfant, ce fut plus facile pour Léonardo d'être accepté même s'il ne fut jamais légitimé)

Dans ces premières années, l'enfant reçoit une éducation des plus sommaires, profitant davantage de la vie champêtre et des beautés de la nature que de l'air vicié d'une salle de classe. En gros, avant ses 5 ans, pour Léonardo c'est la vie à la Tom Sawyer, il caracole dans les prairies, se couche dans le foin avec le soleil pour témoin, parle aux arbres et va à la pêche dans les ruisseaux.

Et puis patatras, la famille part s'installer à Florence et là il est temps pour Léonardo d'apprendre des trucs sérieux. Il est gaucher mais sait aussi parfaitement se servir de sa main droite. Il s'amuse à écrire de droite à gauche et il faut se servir d'un miroir pour pouvoir le lire (ha ha quel déconneur ce Léo!). Il se révèle donc plutôt doué, particulièrement pour le dessin et le calcul aussi entre-t-il comme apprenti dans l'atelier du maître Andrea Verrocchio, peintre, sculpteur et orfèvre, où se trouvent déjà quelques élèves pas trop mauvais comme un certain Sandro Boticelli et un autre certain Domenico Ghirlandaio.

Au départ Léonardo apprend le B.A.Ba des arts plastiques et se voit confier les tâches ingrates incombant à tout nouveau stagiaire fraîchement débarqué. Mais comme il n'a pas encore inventé la photocopieuse, le fax et la cafetière électrique, il se charge de broyer les couleurs, nettoyer les pinceaux et ranger l'atelier, ce qui revient au même paske c'est quand même des trucs assez chiants à faire.

Et là on ne peut s'empêcher de penser " quel gâchis, quel temps perdu ! ". Et on a raison. Sauf que Léonardo en profite quand même pour apprendre des trucs en observant les autres travailler.

Au bout d'un an, le maître lui confie l'exécution du visage d'un ange sur Le baptême du Christ, une œuvre à l'huile. Et c'est une totale réussite. A partir de là, il ne cesse de travailler.

Agé de vingt ans, Léonardo entre à la guilde des peintres de Saint Luc, une confrérie assez réputée. Tout en poursuivant sa formation chez Verrocchio il fréquente également l'atelier d'Ucello, passionné comme lui par la géométrie et la perspective, et là on peut supposer que ça devait causer point de fuite et perpendiculaires jusqu'au bout de la nuit.

C'est une période d'apprentissage intense pour De Vinci qui lit énormément et mémorise une foultitude d'informations dans de nombreux domaines à la fois littéraire, scientifique, artistique et technologique.

C'est à peu près à cette époque que survient un événement pas trop marrant pour Léonardo. Une lettre anonyme révèle qu'il aurait eu une relation homosexuelle avec un jeune homme de 17 ans. (Hou la la !) Et là, c'est le drame ! C'est que à cette époque, ça rigole pas trop sur ce sujet, et notre génie se retrouve convoqué devant les juges. Heureusement pour lui, il est innocenté et peut reprendre ses activités.

Nous arrivons en 1482, Léonardo a 30 ans, il part pour Milan et envoie au prince Ludovico Sforza, dit " le More " une lettre de motivation sacrément gonflée où il expose clairement et précisément tous ces incroyables talents. Et ça marche ! Ludo l'embauche comme peintre, sculpteur (il sera entre autre chargé de la réalisation d'une statue équestre monumentale représentant le père du More) mais aussi comme organisateur de bals masqués (ho hé ho hé) et de tournois. Léonard met son génie en action pour inventer toutes sortes de machineries automatiques avec roues et poulies et autres bidules machins avec système hydraulique, devenant ainsi également ingénieur et architecte urbaniste. On comprend que l'ambitieux Sforza se félicitera de l'avoir à son service et De Vinci y restera jusqu'à la chute du prince.

Par la suite, Léonardo va se promener dans plusieurs villes d'Italie au gré des protecteurs et des commandes avant d'être appelé par François 1er en France où il finira sa vie au château du Clos Lucé près d'Amboise (mais là on dépasse largement le cadre de la jeunesse de notre héros).

 

Posté par Heidi à 15:47 - L'enfance de l'art - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 23 septembre

Michel-Ange

Michel-Ange est né à Florence en Italie en 1475. Son père Lodovico di Leonardo Buonarroti Simoni (oui tout ça !) et que nous appellerons Lolo pour plus de commodités, et sa mère Francesca Ruccellai étaient des gens assez fortunés qui se la pétaient un peu aux dires des gens qui les connaissaient. A cette époque là, on avait beaucoup d'enfants mais on s'en débarrassait facilement en les mettant d'abord en nourrice puis pensionnaire ou apprenti chez d'autres gens.

(Et pas de Playstation, et de PC avec modem ADSL dans la chambre et tout ça hein ! Ah ben oué, j'en vois qui disent " rho la la elle exagère c'est pas possible de vivre dans la misère comme ça " et bien si c'est vrai !)

Donc notre Michel-Ange, tout comme ses frères, fut placé à l'école chez un célèbre grammairien. Mais le petit Michel n'en avait rien à battre des COD et des épithètes, lui ce qui lui plaisait c'était le dessin (un peu comme le petit Guy Degrenne). Au début Lolo son père était franchement pas chaud pour l'orientation artistique de son fils. " Le dessin c'est pas un métier, c'est qu'un truc de fainéant, c'est pas comme ça que tu vas gagner ta vie ! La blogosphère le monde est plein de gribouillards qui peinent à vendre leur travail ! Et pi le dessin c'est un truc de mécréants, c'est rien des voyous qui font ça, tu veux être un Boulet pour ta famille ou quoi ? … " et pi plein d'autres trucs comme ça, et en plus il lui mettait des baffes paske Michel il continuait à aimer dessiner cette espèce de tête de lard !

Et pourtant le jeune garçon finit par avoir gain de cause auprès de sa famille et il put suivre les cours du maître Ghirlandajo qu'un de ses copains du cours de grammaire lui avait fait connaître. (je vous épargne le nom de pizza quatre saisons du copain en question)

Comme Michel-Ange était doué, très doué même, c'est son prof qui lui donnait des sous pour qu'il travaille avec lui (quand on vous dit que les artistes n'ont aucun sens pratique et sont nuls pour gérer leurs affaires ! )

Il appris à dessiner et à manier les couleurs dans un temps record, (un peu comme quand Superman range son appart) et comme il copiait les grands maîtres avec un talent époustouflifiant, certains en devinrent jaloux. Et oui… C'est souvent comme ça, les hommes ne sont pas des gentils chatons ; " homo homini lupus " dit même un jour, avec un sens de la comparaison digne des plus grands (du moins ceux avoisinant les 1.86m) un certain Plaute dont nous pourrons parler un autre jour.

 

Et là, celui qui fit le loup ce fut une infâme petite frappe, Torrigiani qui cassa carrément le nez de Michel-Ange, qui pour le coup (et c'est le cas de le dire) perdit un peu de sa fameuse gueule.

-  Fi des gnons et des baffes ! dit-il alors, jamais rien ni personne ne me fera lâcher mes pinceaux !

Et il reprit d'arrache-pied l'étude des œuvres de Donatello et Jacopo della Quercia.

(Pour celles et ceux qui étaient venus jusqu'ici pour trouver des infos sur les Tortues Ninja, malgré les apparences désolée c'est pas ici)

Nous arrivons en 1489. Michel-Ange a 14 ans, il a un look d'artiste, il porte des collants aux couleurs chatoyantes et des culottes bouffantes assorties, et même il a les cheveux longs, mais pas les idées courtes. C'est là que va se passer le truc de ouf qui va déclencher le feu sacré chez Michel-Ange. Il rentre à la Star académie de l'époque, l'école d'art que vient de fonder Laurent de Médicis ! Découvrant les sculptures antiques que ce dernier collectionne, Michel en est ébahi et décide de devenir sculpteur. Apparemment il eut raison car il fit vite des merveilles et son talent fut grandement apprécié par Laurent qui en fit un de ses familiers, ce qui veut dire que Michel-Ange venait souvent manger des gauffrettes ou d'autres trucs chez Laurent, et qu'ils discutaient sur la vie, le talent, le lard qu'on met ou pas en trop grande quantité dans la soupe et tout plein d'autres sujets passionnants.

(Rappelons au passage que le Laurent de Médicis dont il est question ici n'est autre que le fameux Prince de Machiavel.)

Malheureusement Laurent mourut. Et Michel-Ange retourna chez son père pour bricoler un peu au calme et étudier l'anatomie. Puis, après un séjour à Venise où il laissa les gondoles, il alla à Bologne où il travailla sur plusieurs statues. Il revint quelques temps à Florence où il poursuivit son travail jusqu'à ce que le cardinal San Giorgio le fasse venir à Rome où sa carrière prit toute l'ampleur que son talent exceptionnel méritait.

Avertissement à l'usage des jeunes personnes en quête d'infos à dossier ou exposé scolaire : Attention, cette note contient de l'histoire de l'art 100% vérité avec des vrais morceaux de counneries dedans; à utiliser avec précaution

Posté par Heidi à 17:40 - L'enfance de l'art - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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